Dans les rues de Casablanca, une prostituée raconte la vie du Maroc contemporain au travers de son quotidien. Tel est le fil rouge du premier roman de Meriem Alaoui , La vérité sort de la bouche du cheval (Gallimard), un livre vivant et expressif, avec un style oral plus qu’écrit qui illumine cette rentrée littéraire. Marie-Laure Lerolle a été conquise.
Dans les rues de Casablanca, une prostituée, Jmiaa, raconte sa vie en tutoyant le lecteur.
Elle raconte le chemin qui l’a amené à être ce qu’elle est et la vie du quartier dans lequel il faut arriver à se faire une place, son amitié avec Halima, sa comparse dépressive qui lit le Coran entre deux clients, ses relations avec sa mère « Mouy » qui ne sont pas aisées, voire tendues et à laquelle elle cache son quotidien. Elle livre ses pensées et les regrets qu’elle a de devoir lui laisser souvent sa fille. Elle confie l’admiration qu’elle a pour son amoureux auquel pourtant elle ne peut faire confiance. Elle parle d'elle et dresse en creux un portrait du Maroc contemporain.
Sa vie bascule le jour où Chadlia, une jeune femme surnommée « Bouche de cheval » veut tourner un film sur la vie des prostituées à Casa. Elle va y jouer le rôle principal. Ce projet de cinéma va lui donner le champ pour survoler sa réalité
Un roman très vivant et expressif, avec un style oral plus qu’écrit. L’art de l’auteur est de mêler les paroles crues de Jmiaa et la description de son environnement haut en couleurs et débridé. Une liberté de langage qu'il est rare de trouver dans un premier roman !
Meryem Alaoui, 34 ans, est marocaine. « La vérité sort de la bouche du cheval » est son 1er roman et est en lice pour le Prix Goncourt et le Prix de Flore.
>Lire un extrait du livre
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